Dermatillomanie : Une Démarche Pratique Pour Dermatologues à L’Horaire Chargé
Résumé
Le dermatologue praticien est souvent appréhensif lorsqu’un patient atteint de dermatillomanie ou d’un trouble d’excoriation lui est acheminé. En raison de la nature de sa pratique, il associe souvent ce type de consultation à une durée prolongée de la consultation et au mécontentement du patient, lesquels génèrent un certain niveau d’insatisfaction pour le patient et le praticien. Comment atténuer ces effets?
Il est possible d’expliquer de bien des façons le fait qu’un patient s’arrache la peau : affection dermatologique, anomalie neurologique, prurit sans éruption cutanée, abus de médicament ou de drogue, trouble psychologique, etc. Pour le praticien, il est relativement facile de reconnaître ceux qui présentent une affection dermatologique et d’établir un diagnostic puisque ces cas de dermatillomanie sont habituellement associés à une dermatose inflammatoire, à une infection ou à une infestation. De même, il est facile de reconnaître une maladie systémique et d’établir un diagnostic, car elle entraîne un prurit sans éruption ou une anomalie neurologique sous-jacente. Il serait bon de pouvoir exclure la démence de toutes les maladies neurologiques pouvant entraîner la dermatillomanie. Il serait également bon que le dermatologue s’entraîne à reconnaître l’abus de médicaments et de drogues récréatives pouvant entraîner le grattage et l’excoriation qui s’ensuit. Il ne lui restera donc que la liste des troubles psychologiques.
Références
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